Georges Rey : un autre cinéma

mardi 14 décembre 2010 | 18h30
Cinéma LUX

Georges Rey : un autre cinéma

Une soirée proposée par le Cinéma LUX et le Frac de Basse-Normandie dans le
cadre de ses soirées «Boucles d’or».

Conférence et projection de ses films par Georges Rey, artiste de la collection Frac Basse-Normandie.

« Mon cinéma ne veut rien, ne dit rien, il montre. » Georges Rey

Cinéaste et photographe, fondateur en 1976 de la salle expérimentale « Le cinéma » à Lyon et programmateur à l’Espace Lyonnais d’Art Contemporain, Georges Rey (né en 1942) est contemporain dans les années 60 du courant appelé cinéma « expérimental » ou « underground » aux Etats-Unis.

« Si l’on s’amusait à faire une liste des sujets évoqués dans les films de Georges Rey de la fin des années 60 à la fin des années 70, on obtiendrait un étrange agglomérat, fait de vache, de corps nu, de punk, d’eau, de pantalon de cuir et de fleurs. Une liste à la limite du surréalisme et de l’incohérence. Or, il suffit d’un peu de chronologie pour voir apparaître au fil du temps une évidente suite. Tout est une question d’histoire, d’une décennie à l’autre, de l’utopie au désenchantement. Car Georges Rey ne se contente pas de montrer, il temporise le regard et met en scène la manière de voir. De l’instant de la rencontre subjective à sa disparition dans l’énergie du moment« .

(Hauviette Bethemont, « Crête de vache et punk de source »).

Liste des films diffusés :
L’Homme nu (1969-3′) > Travelling avant sur un homme nu qui disparaît dans la lumière.
La Source de la Loire (1969-3′) > La source dit la naissance même du mouvement, le rythme premier de la vie.
La Vache qui rumine (1970-3′) > Avant elle ruminait, après elle ruminait.
Portrait (1973-3′) > Initialement sous-titré «Hollywood est mort», Portrait est un plan fixe sur une femme qui se retourne vers le spectateur.
Les Ronds dans l’eau (1974-4′) > Des ronds dans l’eau.
Punk ? (1977-16′) > Electrique Callas, Marie et les Garçons en concert et une performance de Starshooter.
Triptyque : Punk, Méphisto, De Profundis (1978-10′) > Trois portraits en relation avec l’esprit Punk.
Fleurs (1979-10′) > Une chorégraphie de ces fascinantes messagères de l’amour.
Fumée (1982-3′) > Le réel se consume et part en fumée. Il ne reste plus qu’une forme insaisissable se transformant sans cesse.
Canards (1983-6′)

Entrée Libre

FRAC Boucles d’or