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présentation

Le Cinéma Lux est une association subventionnée loi 1901. L’Association, qui est propriétaire de l’immeuble et exploite l’activité cinématographique conformément à l’objet de ses statuts, est composée de tous les membres qui ont adhéré aux dits statuts. C’est l’Assemblée Générale des adhérents, réunie au moins une fois par an, qui seule peut prendre les décisions importantes et qui décide les orientations financières. Pour les décisions à prendre entre deux réunions, elle délègue une partie de ses pouvoirs à un Conseil d’Administration de 9 membres, élus pour 6 ans avec renouvellement d’un tiers tous les deux ans. Le Conseil se réunit au moins 4 fois par an.

En son sein, le Conseil désigne un Bureau de 4 personnes habilité à prendre certaines décisions dont il rend compte au Conseil. C’est le Conseil d’Administration qui crée les postes salariés et décide les rémunérations correspondantes. Les salariés de l’association peuvent être adhérents mais ne peuvent pas faire partie du Conseil d’Administration. Aucune rétribution ne peut-être versée pour l’exercice des fonctions ci-dessus.

L’employeur est l’association, représentée par son Président. Le personnel qui compose l’équipe permanente est sous l’autorité du Directeur. Le Directeur est chargé en particulier de :
- l’exécution des décisions de l’Assemblée Générale et du Conseil d’Administration ;
- la programmation et l’animation ;
- le planning du personnel et des bénévoles ;
- la gestion courante.
- il délègue autant que besoin à ses collaborateurs, chacun pour ce qui le concerne. Il rend compte régulièrement au Président.

L’équipe permanente est secondée par une centaine de bénévoles.

L’Art et Essai, un combat

« La version originale avec sous-titres pour les films étrangers fut l’élément essentiel qui devait guider en 1954 les fondateurs de l’AFCAE, l’Association Française des Cinémas d’Art et Essai. Mieux encore, cet élément à leurs yeux était indispensable pour qu’une salle obtienne le classement « Art et Essai ». Ces fondateurs avaient pour nom Evelyne Cauhepe, Line Peillon, Jean-Louis Chéray, Jeander et Roger Régent. Directeurs de salles prestigieuses à Paris pour les trois premiers et critiques de cinéma pour les deux autres, ces cinq personnes reprenaient une vieille idée d’avant guerre qui avait vu le Studio des Ursulines et le Vieux Colombier mettre au cœur de leur démarche l’art et la recherche cinématographique.

En septembre 1968, nos cinq fondateurs démissionnaient de l’AFCAE parce que les orientations du nouveau président, Jean Lescure, ne correspondaient plus à l’esprit initial qui s’était imposé partout en France et aussi à l’étranger. En un mot, Jean Lescure souhaitait abandonner la version originale sous-titrée qu’il trouvait trop élitiste. De plus, en faisant modifier les statuts de l’association, celui-ci ouvrait la porte toute grande aux multisalles au dépend des salles uniques en changeant la nature du vote aux assemblées générales. En effet, au départ l’AFCAE était une association de personnes appliquant le principe d’une voix unique par propriétaire de salle, qu’il en possède une ou plusieurs. Jean Lescure imposera l’idée de donner aux exploitants autant de voix que de salles possédées. Ce fut le début des dérives avec notamment des classements de films « Art et Essai » fantaisistes. C’est ainsi qu’à sa sortie La grande vadrouille fut classé « Art et Essai catégorie B ».

Aujourd’hui, la VOST s’est imposée partout, la notion « d’Art et Essai » s’est diluée, les frontières sont devenues perméables et les complexes multisalles n’hésitent plus à franchir le pas. Là aussi, la dérégulation fait son œuvre et les sanctuaires historiques sont remis en cause dans leur pratique et dans leur implantation. Dans cette évolution, le Cinéma LUX a choisi d’aller de l’avant, fort de son histoire, de son équipe et de son public. Son succès fait bien des envieux chez ses concurrents qui regardent avec attention l’évolution de ses entrées. Dans la bataille qui se dessine, il faudra être inventif encore et toujours et même si l’on a parfois l’impression d’avoir déjà tout essayé, nous devrons être là où l’on ne nous attend pas et montrer qu’avec ses valeurs de solidarité, notre association a les moyens de résister au libéralisme des circuits.

On a souvent dit que le Cinéma LUX était « increvable », c’était une constatation ; maintenant, c’est un défi lancé dans lequel chacun d’entre vous, acteur, doit trouver sa place. On n’a pas fini de s’amuser ! « 

Roland Foucher, Vice président du cinéma LUX en 1990 in « Bulletin syndicale de la Chambre syndicale des exploitants. »

Les labels complémentaires

Le label « Recherche et découverte » marque la visibilité dans la programmation des œuvres singulières et novatrices du paysage cinématographique. L’importance accordée au cinéma de recherche au Lux est par ailleurs attestée par son appartenance au Groupement National des Cinémas de Recherche.

Le label « Jeune public » atteste de la richesse et de la régularité dans la programmation d’œuvres destinées à l’enfance et à la jeunesse, hors temps scolaire. Une programmation Jeune public spécifique est proposée au Lux.

 Le label « Patrimoine et répertoire » certifie une présentation régulière de films de vingt ans et plus ainsi que d’œuvres de répertoire dans la programmation. Le Lux propose chaque mois une liste de classiques du cinéma à (re)découvrir « Révisons nos classiques », et régulièrement des rétrospectives consacrés à des cinéastes incontournables qui permettent de mettre en avant ces œuvres de répertoire.